Posté le 11.05.2007 par commerceequitable
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Posté le 11.05.2007 par commerceequitable
Labels de commerce équitable
Des labels souvent privés, ont été créés un peu partout en Occident, comme pour les produits issus de l'agriculture biologique, qui permettent de « garantir » au consommateur l'origine « équitable » d'un produit. L'examen des modes de commercialisations, de transformations et d'acheminements des produits n'entrent pas dans les certifications.
En Belgique, les deux principaux sont Fair Trade de Max Havelaar et Made in Dignity de Oxfam.
En France, il existe deux labels privés : Max Havelaar, membre français de la fédération FLO, et Bio équitable. Au contraire des labels dits "de qualité", aucun n'a de reconnaissance officielle. Un processus de normalisation par l'AFNOR a été mis en œuvre en 2001, sous l'impulsion du Secrétariat d'État à l'économie sociale et solidaire afin de franchir une étape supplémentaire dans la garantie apportée aux consommateurs en clarifiant l'offre. Cependant, les travaux du groupe de travail mis en place par l'AFNOR ont été lents et difficiles, notamment en raison des divergences entre les acteurs sur des notions comme la possibilité de généraliser le commerce équitable aux relations Nord-Nord, la nécessité de réseaux de distribution spécifiques ou non... Finalement, faute de norme, un simple "fascicule de documentation" définissant le commerce équitable a été adopté début 2006. Parallèlement, dans la loi du 2 août 2005 sur les PME, a été introduit un article qui donne une définition du commerce équitable réduite aux échanges "Nord-Sud". Mais cette définition ne fait pas l'unanimité. Certaines structures comme Minga, la Confédération Paysanne et Breizh Ha Reizh considèrent qu'une exigence d'équité doit s'appliquer aussi bien aux échanges avec les producteurs français qu'avec ceux des autres pays.
Un décret d'application de cette loi publié au printemps 2006 prévoit la création d'une Commission nationale du commerce équitable. Cette dernière n'attribuera pas directement un label, mais donnera une "reconnaissance" aux organisations qui se réclament du commerce équitable.
Au Canada, la seule certification reconnue par l'ensemble des acteurs du commerce équitable est celle de TransFair Canada.
Par ailleurs, un produit équitable n'est pas nécessairement issu de l'agriculture biologique : seuls certains des produits du commerce équitable cumulent les deux labels (comme ceux de la marque Alter Eco par exemple).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable#Productions_du_commerce_.C3.A9quitable
Posté le 11.05.2007 par commerceequitable
Produits alimentaires
Cafés
Thés
Chocolats
Riz, pâtes, quinoa, niebe, haricots secs, champignons séchés
Jus de fruit : jus d'orange, jus d'ananas, jus de pamplemousse, ...
Fruits frais : banane, mangue, orange, avocat
Fruits secs : mangue, ananas, raisins, dattes, ...
Sucre
Produits alcoolisés : vin, bières, rhum, vodka
Épices : vanille, poivres, cannelle, curry, ...
Confitures : de mangue, de banane, de noix de coco, de citron vert, d'orange...
Barres aux céréales
Pâtes à tartiner
Biscuits
Graines et noix : cajou, sésame, noix d'amazonie, ...
huile d'olive, vinaigre
Produits artisanaux
Vêtements
Vaisselle
Objets d'art
Jouets
Ballons de football
Meubles
Bijoux
Matière première non alimentaire
Fibre de coton
http://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable#Productions_du_commerce_.C3.A9quitable
Posté le 11.05.2007 par commerceequitable
À l'origine, les magasins de commerce équitable comme Artisans du Monde touchait essentiellement à l'artisanat et au textile. Puis la gamme de produit s'est peu à peu diversifiée. Outre les textiles et l'artisanat, de nombreux autres produits font aujourd'hui l'objet d’un commerce équitable comme le café, qui est devenu le produit équitable le plus vendu. Ces produits sont maintenant pour la plupart, des produits d’alimentation. Mais l'industrie alimentaire n'est pas la seule à connaître cette évolution. L'habillement, en réaction aux conditions de vie des producteurs de matières premières, notamment de coton et en réaction aux conditions de travail dans la confection de vêtements, fait l'objet de nouvelles formes d’échange. La mise en place d'une "garantie" équitable pour le coton, par Max Havelaar, en avril 2005, a contribué à la mise en place de produits de mode issus du commerce équitable. D'autres initiatives, indépendantes de la marque, ont également vu le jour dans la mode. Parmi les pionniers de la mode équitable se trouvent les vêtements Ideo ou encore les baskets Veja. Les engagements sociaux de ces nouvelles marques, souvent associés à des préoccupations environnementales fortes concernent la production des matières premières, leur transformation (filage, tissage) et leur assemblage.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable#Productions_du_commerce_.C3.A9quitable
Posté le 11.05.2007 par commerceequitable
Il est issu de mouvements de citoyens attachés aux principes de l'autogestion et solidaires envers les populations du Tiers monde. Les Américains sont les premiers, avec Thousand Villages et SERRV, à se lancer dans le commerce équitable dès la fin des années 1940. L'Europe fait ses premiers pas à la fin des années 1950 avec OXFAM qui commercialise de l'artisanat fabriqué par des réfugiés chinois, et crée en 1964 la première organisation de commerce alternatif (ATO). En 1968 à New Delhi, la deuxième conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), marque la mémoire collective lorsque des dirigeants des pays du dits du "Sud" réclament du commerce, pas de la charité par le slogan « Trade, not Aid », laissant dans son sillage des initiatives toujours plus nombreuses.
Artisans du Monde est à l'origine du mouvement français de commerce équitable. Émergeant dès 1970-1971, il est étroitement lié aux actions menées par l'Abbé Pierre pour venir en aide au Bangladesh, à travers la création de comités de jumelages (U.CO.JU.CO) et de « boutiques Tiers monde ». En 1974, une des premières boutiques Artisans du Monde ouvre à Paris, au 20 rue Rochechouart. Divers événements (le boycott de la marque sud-américaine d'oranges d'Afrique du Sud et le soutien à la population chilienne) provoquent la scission entre les fondateurs historiques issus d'Emmaüs et UCOJUCO, plus caritatifs et modérés, et les jeunes tenants d'une approche politique du tiers-mondisme. Le mouvement poursuit son développement. La deuxième période historique d'Artisans du Monde (1977-1983) est marquée par la création de centres de documentation sur le tiers-monde et d'une fédération nationale. En 1984, la centrale d'importation Solidar'Monde (alors nommée Fam'Import) est créée.
Bien que le commerce équitable renvoie à des réalités propres à chaque pays, le partage d'une conception identique du développement et de l'économie mondiale facilite la réalisation d'actions communes. En 1994, 15 associations nationales de 13 pays européens se regroupent au sein de NEWS! (Network of European World Shops). Au total, cela représente :
plus de 3 000 associations locales animées par près de 100 000 personnes (essentiellement bénévoles).
250 millions d'euros de chiffre d'affaires réalisé en 1999.
400 groupements de producteurs bénéficiaires dans 50 pays du "Sud", soit environ 800 000 familles (5 millions de personnes).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable#Les_origines